La princesse jaune – Dossier

LA PRINCESSE JAUNE

Opéra-comique en 1 acte

By Camille Saint-Saëns

Libretto : Louis Gallet

First performed : Opéra-Comique (2e salle Favart), Paris, 12 June 1872.  (5 performances)

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ROLES

Léna (soprano) : Mlle Ducasse

Kornélis (tenor) : M. Lhérie

 

Décor : Auguste Rubé and Philippe Chaperon

Conductor : Adolphe Deloffre


SETTING

Holland in Lena’s family home


MUSICAL STRUCTURE

  1. Récit et Ariette: Outsou Semi si Kamini (Léna)
  2. Air : Oui, j’aime en son lointain mystère (Kornélis)
  3. Air : Je faisais un rêve insensé (Léna)
  4. Scène : Vision dont mon âme éprise (Kornélis)
  5. Scène, Chœur, Chanson et Duo (Kornélis et Léna)
  6. Récit et Duo : Ce doux mot (Kornélis et Léna)

CRITICISM

Translation follows

Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872

Source: http://artlyriquefr.fr/dicos/operas%20-%20P.html

 « La donnée de la pièce est peu intéressante, comme tout ce qui est invraisemblable, et ne repose pas sur les sentiments de la nature. Un jeune savant hollandais s’est amouraché d’une image japonaise, et dans sa folie il dédaigne l’amour que sa jeune cousine ressent pour lui. Il boit un breuvage dont l’effet doit être de le transporter au Japon auprès de son idole. Il se croit, en effet, à ses pieds ; mais il la retrouve avec les traits de sa cousine, dont le portrait est d’ailleurs fixé au mur avec ses habits de Hollandaise. Il sort enfin de ce rêve bizarre et se rend de bonne grâce aux charmes de sa jeune parente. La musique de M. Saint-Saëns est encore plus étrange que le livret; s’il a voulu éviter de parcourir les sentiers connus de l’art musical, il a réalisé sa pensée ; mais il l’a fait avec un rare désintéressement, car il y a compromis gravement sa réputation ; les phrases sont décousues et obscures, les modulations vagues et trop fréquentes. On a distingué une romance et un duo. La partition et l’instrumentation sont traitées avec beaucoup de science et d’habileté. »

 

Translation

The premise of the play is not very interesting, like all that is improbable, and does not rest on the feelings of nature.  A young Dutch scientist has become fond of a Japanese image, and in his madness he disdains the love his young cousin feels for him.  He drinks a beverage whose effect must be to transport him to Japan with his idol.  He thinks himself at her feet; but he finds her again with the features of his cousin, whose portrait is besides fixed on the wall with her Dutch clothes.  At last he emerges from this strange dream, and surrenders with good grace to the charms of his young kinswoman.  M. Saint-Saëns’ music is still more strange than the libretto; if he wished to avoid traveling through the known paths of musical art, he realized his thought; but he did it with a rare disinterestedness, for he seriously compromised his reputation; the sentences are disjointed and obscure, the modulations vague and too frequent.  We have distinguished a romance and a duet.  Score and instrumentation are treated with great skill.