Orphée aux enfers (Jacques Offenbach) – dossier

ORPHÉE AUX ENFERS

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Opéra bouffon en deux actes et quatre tableaux

By Jacques Offenbach

Libretto : Hector Crémieux

First performed : Théâtre des Bouffes Parisiens, Paris, 21 October 1858, conducted by Jacques Offenbach

My review.


CHARACTERS

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Aristée

Aristée / Pluton (tenor): Léonce

 

Eurydice (soprano) : Lise Tautin

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Jupiter

Jupiter (baritone): Désiré

 

Diane (soprano): Mme. Chabert

Orphée (tenor): Tayau

L’Opinion Publique (mezzo-soprano): Marguerite Macé-Montrouge

John Styx (baritone): Debruille-Bache

Vénus (contralto): Marie Garnier

Mercure (tenor): J. Paul

Cupidon (soprano en travesti): Coralie Guffroy

Bacchus (spoken): Antognini

Junon (mezzo-soprano): Marguerite Chabert

Mars (bass): Floquet

Minerve (soprano): Marie Cico

Gods, Goddesses, etc.

 

 

 

 

 

 


STRUCTURE

ACTE I

PREMIER TABLEAU: The countryside outside Thebes

1858 acte I, tableau 1 - esquisse de décor de l'acte I.jpg

1.  Introduction instrumentale

1bis.  Mélodrame et Couplets d’Eurydice : La femme dont le cœur rêve

2.  Duo (avec Solo de Violon) : Ah, c’est ainsi – oui, mon ami !

3.  Chanson pastorale : Moi, je suis Aristée

3bis.  Mélodrame

4.  La Mort d’Eurydice (couplets) : La mort m’apparaît souriante

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La mort d’Eurydice (É. Morin)

4bis.  Mélodrame

5.  Mélodrame et Duettino : Viens, c’est l’honneur qui t’appelle

DEUXIÈME TABLEAU: Mount Olympus

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L’Olympe.  (É. Morin.)

6.  Entr’acte, Chœur du Sommeil et Couplets de Diane : Dormons, que notre somme

7.  Chœur de la Révolte : Aux armes, dieux et demi-dieux

8.  Rondeau : Pour séduire Alcmène la fière

9.  Final : Il approche, il s’avance

 

ACTE II

TROISIÈME TABLEAU: Pluto’s boudoir

10.  Entr’acte

11.  Couplets du Roi de Béotie : Quand j’étais roi de Béotie

12.  Duo de la Mouche : Il m’a semblé sur mon épaule

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(É. Morin.)

13.  Scène finale

QUATRIÈME TABLEAU: The Underworld

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Les enfers.  (É. Morin.)

14.  Chœur infernal : Vive le vin, vive Pluton

14bis.  Hymne à Bacchus : J’ai vu le Dieu Bacchus

15.  Menuet et Galop infernal : Maintenant je veux

Galop infernal - Gustave Doré.jpg
Le galop infernal.  (Gustave Doré.)

16.  Final : Ne regarde pas en arrière


1874 affiche.jpgORPHÉE AUX ENFERS

Opéra féerique en quatre actes et douze tableaux

By Jacques Offenbach

Libretto : Hector Crémieux et Ludovic Halévy

Revised : Théâtre de la Gaité, Paris, 7 February 1874, conducted by Jacques Offenbach

 

 

 

 

 

 


CHARACTERS

Orphée 1874 characters 1Aristée-Pluton (tenor): Montaubry

Eurydice (soprano): Marie Cico

Jupiter (baritone): Christian

Cupidon (soprano): Mme. Matz-Ferrare

Orphée (tenor): Meyronnet

Diane (soprano): Berthe Perret

John Styx (tenor): Alexandre

Vénus (contralto): Mme. Angèle

Mercure (tenor): Pierre Grivot

L’Opinion Publique (mezzo-soprano): Elvire GilbertOrphée 1874 characters 2.JPG

Mars (bass): Gravier

Junon (mezzo-soprano): Pauline Lyon

Minos (tenor): Scipion

Flore: Mme. B. Méry

Morphée (tenor): Damourette

Minerve (soprano): Mme. Castello

Éaque (tenor): Jean-Paul

Pomone: Mme. Durieu

Rhadamante (bass): J. Vizentini

Cérès: Mme. Iriart

Orphée 1874 characters 3Neptune : Gaspard

Cybèle: Mme. Maury

Plutus : Courcelles

Hébé: Mme. Julia H.

Saturne : Mallet

Thalie: Mme. Davernay

Vulcain : Colleuille

Vesta: Mme. Morini

Pan : Henli

Polymnie: Mme. Mette

Iris: Mme. De Bryat

Hercule : Galli

Orphée 1874 characters 4Euterpe: M. Godin

Apollon : Alexandre fils

Clio: E. Albouy

Bacchus : Chevalier

La Fortune: Sylvana

Éole : Mlle L. Gobert

Pandore: Mme. Grandpré

Cerbère (barked): M. Monet

Érato: Mme. Capet

Un Licteur : Salesses

Gods, Goddesses, Shepherds, Shepherdesses, Lictors, Infernal spirits, etc., etc.


STRUCTURE

PREMIER ACTE

1er tableau – La campagne de Thèbes

Ouverture – Promenade autour d’Orphée

1a.       Chœur des bergers : Voici la douzième heure

1b.       Scène du Conseil municipal : Conseil municipal de la ville de Thèbes

1c.       Mélodrame : Strophes de l’opinion publique

2.       Couplets du Berger Joli : La Femme dont le cœur rêve

3.       Duo du Concerto avec solo de violon : Ah ! c’est ainsi !

4.       Faunes et Bergers, ballet pastoral

2ème tableau – L’enlèvement d’Eurydice

5.       Chanson d’Aristée : Moi, je suis Aristée

5bis.    Sortie des Bergers

5ter.     Mélodrame

6.       Invocation à la mort : La mort m’apparaît souriante

6bis.    Mélodrame

7.       Final

a)       Scène : Libre ! ô bonheur !

b)       Chœur : Anathème !

c)       Couplets de l’Opinion : Oui, l’opinion publique

d)       Valse des petits violonistes : Adieu maestro

e)       Strette finale : Viens, c’est l’honneur qui t’appelle

 

DEUXIÈME ACTE

3ème tableau – Le sommeil des Dieux

8.       Entr’acte et Chœur du Sommeil : Dormons, dormons

9.       Couplets de Vénus, Cupidon et Mars : Je suis Vénus

4ème tableau – L’horloge céleste

10.       Divertissement des Songes et des Heures: Les Songes et les Heures, ballet allégorique

5ème tableau – Le lever de l’aurore

6ème tableau – L’Olympe

11.       Réveil des Dieux et Couplets de Diane : Quand Diane descend dans la plaine

12.       Rondo-saltarelle de Mercure : Eh hop ! eh hop ! place à Mercure !

12bis.       Entrée de Pluton

13.       Air en prose de Pluton : Avec quelle volupté

14.       Chœur de la Révolte

15.       Rondeau des Métamorphoses : Pour séduire Alcmène la fière

16.       Grand final – Scène, Ensemble, Chœur et Marche

7ème tableau – Le char d’Apollon

Grand défilé des Dieux

 

TROISIÈME ACTE

8ème tableau – Le buen retiro

17.       Entr’acte

18.       Couplets des regrets : Ah ! que le triste destinée !

19.       Couplets du roi de Béotie : Quand j’étais roi de Béotie

19bis.  Mélodrame

20.       Septuor du Tribunal : Minos, Éaque et Rhadamante !

20bis.  Mélodrame

21.       Rondo des Policemen : Nez au vent, œil au guet

9ème tableau – La métamorphose de Jupiter

22.       Récit et couplets des baisers : Pour attirer du fond de sa retraite

23.       Petite ronde du Bourdon : Le beau bourdon que voilà !

24.       Duo de la Mouche : Il m’a semblé sur mon épaule

10ème tableau – Les jardins de Pluton

25.  Grand Ballet des Mouches

 

QUATRIÈME ACTE

11ème tableau – Les enfers

26.       Entr’acte  et Chœur infernal

27.       Hymne à Bacchus : J’ai vu le Dieu Bacchus

28.       Menuet et Galop infernal

12ème tableau – Apothéose

29. et 30.       Mélodrame et final

Le triomphe de Bacchus


CRITICISM

Translations follow

Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869

Source: http://artlyriquefr.fr/dicos/operas%20-%20O.html

« Opéra bouffon représenté aux Bouffes-Parisiens le 21 octobre 1858. Cette parodie grossière et grotesque, qui commence par transformer Orphée en maître de violon, courant le cachet, pour finir par une danse populacière appelée vulgairement cancan, a obtenu un succès immense, général, dans toute la société européenne. Cette vogue a déjà duré plusieurs années et se renouvellera probablement encore. Cette pièce ayant valu à ses auteurs des avantages de toute espèce, même les faveurs honorifiques que le gouvernement décerne volontiers au succès, sinon toujours à ce qui est beau et utile, a servi de signal pour la fabrication de pièces du même genre, et tous les théâtres en ont été inondés au grand détriment du goût, de l’esprit et de l’art. L’opéra bouffon d’Orphée aux enfers a inauguré dans l’histoire de la musique une ère nouvelle. C’est une date. C’est le point de départ de toute une génération de compositeurs. Presque tous à l’envi ont gravité et gravitent encore autour de cet astre lumineux, qui à nos yeux n’est qu’un lampion fumeux répandant une lueur blafarde et exhalant une odeur malsaine. On n’a pas tardé à s’apercevoir qu’on était entré dans une voie funeste ; mais l’impulsion avait été trop fortement donnée pour qu’on pût y mettre un frein. La Belle Hélène est venue à son tour corroborer ce genre de bouffonnerie à outrance qui remplace de parti pris les plaisirs de l’esprit et de l’oreille, les émotions du cœur, par les sensations et les excitations les plus grossières. Après avoir donné notre avis sur la nature de cette œuvre, nous ferons connaître brièvement la composition de la pièce et les détails de la partition. Orphée est un drôle qui déteste sa femme Eurydice. Celle-ci est, de son côté, une drôlesse qui se fait courtiser à la fois par le fabricant de miel Aristée, qui n’est autre que Pluton déguisé, et par Jupiter. Ce maître des dieux se change en mouche pour pénétrer dans la chambre d’Eurydice. Eurydice a aussi un amant transi dans la personne du fils d’un ancien roi de Béotie, appelé John Styx, domestyx de Pluton. Au moment où Orphée ramène des enfers sa femme Eurydice, malgré lui et malgré elle, invitus invitam, il reçoit de Jupiter un coup de pied olympien qui l’oblige à se retourner. Mais il ne peut pas dire : omnis effusus labor. Tous les dieux et déesses se livrent ensuite à une bacchanale échevelée, accompagnée de beaucoup de poussière et de bruit. Orphée aux enfers a été joué par Léonce, Désiré, Tayau, Bache, Mlles Tautin, Garnier, Macé, Enjalbert, Geoffroy, Chabert, Cico. On a dansé partout sur les motifs principaux de la partition, qui sont ceux des couplets du fils du roi de Béotie, d’Eurydice et d’Aristée, de la Barque à Caron, des galops et des morceaux d’ensemble. Plusieurs de ces mélodies ne manqueraient pas de charme et d’originalité si elles n’étaient associées au souvenir des scènes les plus grotesques et les plus indécentes. »

 

Translation

Opéra bouffon represented at the Bouffes-Parisiens on October 21, 1858. This coarse and grotesque parody, which begins by transforming Orpheus into a violin master, teaching lessons in a city, and ending in a populace dance vulgarly called the cancan, obtained an immense success throughout European society.  This vogue has already lasted several years and will probably be renewed again.  This piece having earned its authors all kinds of advantages, even the honorable favors which the government gladly gives to success, if not always to what is beautiful and useful, has served as a signal for the manufacture of coin of the same kind, and all the theaters have been flooded to the detriment of taste, spirit, and art. The opéra buffon of Orphée aux enfers inaugurated a new era in the history of music. It’s a date.  It is the starting point of a whole generation of composers.  Almost all of them have gravitated, and gravitate, around this luminous star, which in our eyes is merely a smoky lantern, spreading a pale gleam and exhaling an unhealthy odor. It was not long before we perceived that we had entered a fatal path; but the impulse had been too strongly given to put a check on it.  La Belle Hélène, in its turn, corroborates this kind of buffoonery, which replaces the pleasures of the mind and ear, the emotions of the heart, with the grossest sensations and excitations. After having given our opinion on the nature of this work, we shall briefly describe the composition of the play and the details of the score. Orpheus is a clown (un drôle) who hates his wife Eurydice.  She, on her side, is a drunkard (une drôlesse) who is courted both by the honey maker Aristæus, who is none other than Pluto disguised, and by Jupiter. This master of the gods turns into a fly to penetrate Eurydice’s room. Eurydice also has a transient lover in the person of the son of an ancient king of Boeotia, called John Styx, Pluto’s domestyx.  At the moment when Orpheus brings his wife Eurydice back from hell, in spite of himself and in spite of her, invitus invitam, Jupiter gives him an Olympian kick that forces him to turn around. But he cannot say: omnis effusus labor.  All the gods and goddesses then give themselves up to a disheveled bacchanalia, accompanied by a great deal of dust and noise.  Orphée aux enfers was performed by Léonce, Désiré, Tayau, Bache, Mlles Tautin, Garnier, Macé, Enjalbert, Geoffroy, Chabert, and Cico. The principal tunes of the score, danced everywhere, are those of the couplets of the son of the king of Boeotia, Eurydice, and Aristæus, from the Barque à Caron, galops, and ensembles.  Many of these melodies would not lack charm and originality if they were not associated with the memory of the most grotesque and indecent scenes.


Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1876

Source: http://artlyriquefr.fr/dicos/operas%20-%20O.html

« Il fut repris en opéra féerique en quatre actes et douze tableaux, sur le théâtre de la Gaîté le 7 février 1874. Sous cette nouvelle forme très développée, Orphée a obtenu le même succès qu’en 1858, avec cette différence qu’au lieu d’amuser une petite réunion de spectateurs oisifs et appartenant à une classe aisée, il a attiré la foule et a contribué à répandre dans les classes laborieuses le goût funeste de l’opérette et du café-concert. »

 

Translation

It was reprised as an opéra féerique in four acts and 12 tableaux, at the théâtre de la Gaîté on 7 February 1874.  Under this new, highly developed form, Orphée obtained the same success as in 1858, with this difference that instead of amusing a small gathering of idle spectators belonging to a well-to-do class, it attracted the crowd, and has contributed to spreading among the working classes the disastrous taste for the operetta and the café-concert.