Giuseppe Verdi

Verdi

Born: 10 October 1813, Roncole, Italy

Died: 27 January 1901, Milan, Italy


One of the most popular composers.

He made his name with his third opera, Nabucco.  Its depiction of a people laboring under foreign oppression appealed to the Italians in their struggle for freedom against the Austrians, and he soon became a symbol of the Risorgimento.  (The cry “Viva Verdi!” also meant “Viva Vittorio Emmanuele, Re D’Italia”.)

A baker’s dozen of operas followed, Verdi turning them out at the rate of a couple a year.  Most lean to blood and thunder, with much waving of swords, bipolar heroes tossing themselves off cliffs, and patriotic sentiment.  They show the composer mastering his craft.  Many are coarse, and lack the musicianship of his bel canto predecessors.

Pierre Scudo (1848) wrote:

M. J. Verdi, le dernier venu des compositeurs italiens, et dont les opéras font aujourd’hui les délices de ses compatriotes, est un talent d’un genre tout opposé à celui de Bellini.  …   Il a écrit depuis une douzaine de partitions qui ont été accueillies avec enthousiasme dans toutes les villes d’Italie, excepté à Naples. Dans le pays de Rossini, on ne chante plus que la musique de M. Verdi ; ses mélodies stridentes retentissent sur toutes les places publiques. L’auteur de Nabuchodonosor, d’Hernani, des Deux Foscari, des Lombardi, dont la partition, arrangée pour la scène de l’Opéra sous le titre de Jérusalem, n’y a obtenu, l’hiver dernier, qu’un succès médiocre, unit un esprit sérieux à une imagination plus élevée que féconde. Ses idées ne sont dépourvues ni d’éclat ni même de puissance, mais elles tournent dans un cercle assez restreint, et comme il ne sait pas en varier l’aspect par l’art des dévellopemens, il arrive vite à la formule, qui est le signe de l’indigence. M. Verdi recherche volontiers les effets dramatiques ; on voit qu’il s’en préoccupe souvent, et, s’il parvient quelquefois à les réaliser, ce n’est que par une explosion subite d’une sonorité grossière qui lui échappe des mains, et non par la succession progressive des nuances, à la manière des maîtres. Il abuse souvent de l’unisson ; or, l’unisson, étant de sa nature un procédé facile et monotone, demande à être employé avec beaucoup de ménagement, et seulement alors qu’on veut reposer l’oreille fatiguée d’une harmonie abondante. C’est ainsi qu’un maître d’hôtel habile fait apparaître au milieu d’un splendide banquet quelques mets rustiques pour rafraîchir le palais échauffé des convives. L’orchestre de M. Verdi est à la fois bruyant et vide, ou trop sonore ou trop pauvre. Il affecte d’accompagner la voix humaine par les instrumens les plus vulgaires, tels que le cornet à piston, par exemple, dont l’éclat excessif, joint aux rhythmes bondissans qu’affectionne le compositeur, est plus digne du bal masqué que d’un drame sérieux. Ses opéras, mai écrits pour les voix, qu’il soumet aux plus violens exercices, ont porté une atteinte funeste à l’art de bien chanter, et son talent, dépourvu de souplesse et de charme, qui se nourrit des mauvaises traditions des écoles allemande et française, doit être considéré comme un talent de décadence.

He composed his three most popular operas in the early 1850s: Rigoletto (1851), Il trovatore, and La traviata (both 1853).

He reduced his rate of composition, producing only eight operas over the next forty years, but these are his mature masterpieces, among them Don Carlos (1867), Aida (1871), and, nearly two decades later, Otello (1887).

“Verdi set the entire world to music.  His operas encompass the theocratic ancient Egypt of Aida and the bigoted Babylon of Nabucco, the imperial Spain of Don Carlos and the licentious Italian Renaissance of Rigoletto, the provincial German courts of Luisa Miller and the contemporary Parisian demimonde of La Traviata.  In him the operatic world theatre…becomes truly global.  The composer of Macbeth, Otello and Falstaff is opera’s Shakespeare: Verdi the populist is an expert in the human heart who commiserates with the slave Aida, the courtesan Violetta and the cheerily dishonourable Falstaff, with the wandering mendicants of La Forza del Destino or the universal chorus whispering its prayer for peace in the Requiem.  Like the chameleon Shakespeare, Verdi hears everyone at once and distributes music impartially to all men alike.  His ensembles compound opposite emotions, as if a god were listening to the polyphonic hubbub of the human race.  In the quartet from Rigoletto, Gilda’s lament and her father’s curses, the Duke’s philandering refrain and Maddalena’s chuckling patter entwine and overlap; musically they are equivalent and while they are singing, Verdi withholds judgement.”
(Peter Conrad, A Song of Love and Death: The Meaning of Opera, 1989)

“In his greatness of vision, Verdi’s affinities are not with Wagner but with Mozart and Shakespeare.  With Mozart he also shares a melodic fecundity, with Shakespeare a renaissance humanistic philosophy, and with both, that unsimulatable compassion for mankind which, though it may be felt by many, only the very greatest artists seem able instinctively and unconsciously to infuse into their creations.  If Verdi’s music contains an implicit message, it is Terence’s Homo sum, humani nil a me alienum puto.”
(Charles Osborne, The Complete Operas of Verdi, 1969.)


OPERAS

  1. Oberto, conte di San Bonifacio (1839)
  2. Un giorno di regno (1840)
  3. Nabucco (1842)
  4. I Lombardi alla prima crociata (1843)
  5. Ernani (1844)
  6. I due Foscari (1844)
  7. Giovanna d’Arco (1845)
  8. Alzira (1845)
  9. Attila (1846)
  10. Macbeth (1847, revised 1865)
  11. I masnadieri (1847)
  12. Jérusalem (French revision of I Lombardi; 1847)
  13. Il corsaro (1848)
  14. La battaglia di Legnano (1849)
  15. Luisa Miller (1849)
  16. Stiffelio (1850) / Aroldo (1857)
  17. Rigoletto (1851)
  18. Il trovatore (1853)
  19. La traviata (1853)
  20. Les vêpres siciliennes (1855)
  21. Simon Boccanegra (1857, revised 1881)
  22. Un ballo in maschera (1859)
  23. La forza del destino (1862, revised 1869)
  24. Don Carlos (1867, revised 1872, 1884 and 1886)
  25. Aida (1871)
  26. Otello (1887)
  27. Falstaff (1893)